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Voir aussi la page Claude Vence sur le site USDCF.org

La chanson « Berceuse pour les ours qui ne sont pas là » a été interprétée par Claude Vence


Paroles de la chanson :

Oursi ourson ourzoula
Je voudrais que tu sois là
Que tu frappes à la porte
Et tu me dirais "C'est moi
Devine ce que j'apporte ?"
Et tu m'apporterais... toi

Depuis que tu es partie
J'ai de l'ennui tout autour
Ça me ravage le foie
Beaucoup mieux qu'un vrai vautour

Et je ne sais plus quoi faire
Alors j'ai pris tes photos
Je les ai pendues au mur
Et j'ai dit "Regardez-moi
Avec vos yeux d'autre part
Ce sont les seuls yeux du Monde
Dans lesquels j'ose le voir"

Le bärchen était au mur
Et il s'est mis à pleurer
Parce que j'étais si triste
Il voulait me consoler

Les autres peuvent me dire
Des choses, des choses, des choses
Mais que j'oublie vite
Toi, je sais ce que tu dis
Je me rappelle ta voix
Je me rappelle tes mots
Je t'ai suivie à la gare
Je suis monté dans le train
Mais il est parti tout seul
Tu disais que je m'en aille
Pour ne pas que je m'ennuie

En attendant sur le quai
Mardi soir, je vais te battre
Pour avoir oser penser
Que je voulais m'en aller
Plus jamais une seconde
Plus jamais sans te toucher
Savoir que tu es si loin
Ne pas pouvoir y aller
Mais comme un pauvre imbécile
Je disais "Pour quelques jours
Se séparer c'est facile
Après tout, s'il arrivait
Que tu partes en tournée
Il faudrait nous habituer"
Mais tu vois si j'étais bête...

Car on ne s'habitue pas
À crever, même en six mois
Vissez des vis d'acier rêche
Dans mes genoux massacrés
Aiguisez des lames sourdes
Pour me décharner les os
Plantez de longues épingles
Dans mes yeux, dans mon ventre
Et versez le feu du sel
Sur mes lèves lacérées
Mais rendez-moi cette fille
Le monde est un désert vague
Et je m'en vais me saouler

Le bärchen était au mur
Et quand j'ai dit ça tout haut
Il a couru dans la chambre
Il s'est accroché à moi
Pour grimper sur mon bureau
Et puis il m'a engueulé :

"Pourquoi tu dis des bêtises
Elle sera là mardi
Avec ses yeux vert de gris
Sa voix qui te remue
Le triangle de vipère
De son menton délicat
Sa bouche et la pointe blonde
De ses cheveux sur son front
Et son cou, tige gracieuse
Lèvres bonnes à manger
Des repas les plus légers
Qui durent pourtant des heures
Cette tête que tu tiens
Dans tes deux mains réunies
Que tu trouves le matin
Emboîtée dans ton épaule
Si bien qu'à chaque réveil
C'est comme une autre naissance
Pourquoi dis-tu des bêtises ?
Elle sera là mardi
Tu lui ouvriras la porte
Elle nous dira bonjour"

Le bärchen leva sa patte
Et me menaça du doigt
Il avait un air sévère
Et toussa trois petits coups
Pour l'aider à se remettre
Je lui tapotai le cou

"Crois-tu donc que cette dame
Me dit-il, enfin remis,
Crois-tu donc que cette dame
A été si adorable
Pour t'abandonner ici ?
Un jour, une sonnerie
A retenti dans ton cœur
Elle était au téléphone
Elle a dit : je peux vous voir ?
Elle est venue, toute simple
Elle avait ses mêmes yeux
Vous avez été très calmes
Vous jouiez la comédie
Tu t'en allais le soir même
Vous ne vous reverriez plus
Et puis tu es revenu
Et tu as risqué ta veine
Vous vous êtes mieux connus

Alors elle t'a suivi
Dans les escaliers obscurs
Du plus joli de ta vie
Du plus joli de tes jours
Elle était comme un miracle
Étendue auprès de toi
Elle avait le goût des algues
Fraîche et salée dans tes mains
Dans tous les coins de son corps
Tu voulais poser ta bouche
Et son corps voulait aussi
Ses bras noués à ta nuque
Te faisaient presque pleurer
Elle fumait des Camel
Vous ne pouviez plus partir
Et jamais, tu le savais
Tu n'avais, auparavant,
Aimé comme tu l'aimais
Crois-tu donc que cette dame
Aurait fait tant de bêtises
Sans t'aimer un peu aussi ?"

"Que veux·tu que je te dise
Répondis-je à ce bärchen
En pleurant à chaudes larmes
Tu sais bien que je sais bien
Qu'elle m'aime un petit brin
Mais regarde ce lit vide
En haut de son échafaud
Et regarde cette chambre
Avec les moineaux idiots
Qui sont encore trop couillons
Pour gober les papillons
Vois-tu, jusqu'à son départ
C'était un lit moins stupide
C'était bien, les religieuses
Et le jardinier soigneux
Qui promenait sa tondeuse
Sur la pelouse des vieux
Mais maintenant, j'ai la fièvre
Et je m'ennuie comme Dieu
Si je savais une drogue
Pour dormir tout ce temps-là
J'en irais prendre un grand verre
Et m'étendrais sur le lit
Tout le temps qu'elle revienne
Je rêverais à ses yeux
Et c'est eux que je verrais
Lorsque j'ouvrirais les miens"

Le bärchen hocha la tête
Et me dit "Je comprends bien
C'est un ourson adorable
Elle est plus pure que Diane
Elle a le goût de fleur des Alpes
Elle danse comme l'air
Au-dessus des roseaux blonds
Si belle quand elle est triste
Si jolie quand elle rit
Mais sa qualité première
C'est qu'elle aime ses parents
Or, je suis son petit frère
Et je suis sûr et certain
Qu'elle reviendra à temps
Pour ne pas m'abandonner
À ce bison mal famé"

Je lui donnai une gifle
Car il était insolent
Mais une gifle légère
Qui le fit rire aux éclats
Il descendit du bureau
Et remonta sur le mur
En emportant les journaux
Pour les lire en t'attendant

Oursi Ourson Ourzoula
Je voudrais que tu sois là
Dis-moi, tu n'es pas jalouse
À cause du général
Bradley ce vieil emmerdeur
Qui m'a tenu deux cents heures ?
Reviens, mon joli chien d'or
Reviens, mon ours que j'adore
Viens donc biser ton bison
Viens, enlève ton corsage
Et ta jupe et tes chaussures
J'ai pas envie d'être sage
Et quand je vois sur le mur
Les photos de mon ourson
Si je restais chaste et pur
Je serais un vrai glaçon
Un baiser sur notre bouche
Sur tes yeux et dans ton cou
Je veux t'embrasser partout
Choisis donc, c'est ma tournée
Et n'aie pas peur de m'user
Je vais t'embrasser cent ans
On n'est qu'au commencement

Oursi Ourson Ourzoula
Je voudrais que tu sois là
Tes talons dans l'escalier
Feraient le bruit que je guette
Et tu serais dans mes bras

C'est dimanche, il est huit heures
Et je ne veux pas sortir
Et je m'ennuie à mourir
Alors je t'écris, mon ange
Une chanson du dimanche
Une chanson pas très drôle
Mais on y rajoutera
Mardi soir, un grand couplet
Viens dormir sur mon épaule
Et on ne dormira pas
Logo-gracenote Les paroles de cette chanson sont diffusées légalement sur Internet dans le cadre d'un accord de licences entre les sociétés Gracenote, Inc. et Wikia, Inc.. Voir les Conditions d'utilisation.

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